Citoyens du patrimoine



Après le succès de la première édition du Prix, décerné le 16 mars 2017 lors des Rendez-Vous du patrimoine, la Ville de Lyon a lancé un nouvel appel à candidature pour l’édition 2018. Associations, conseils de quartier, fondations, entreprises ou particuliers amoureux du patrimoine lyonnais ont pu concourir et mettre ainsi en valeur leurs initiatives.

Notre association a présenté la publication de son recueil relatant l’histoire de l’Hôpital de la Charité et a eu la chance d’être sélectionnée parmi 16 dossiers retenus.
2018-03/Citoyens%20du%20patrimoine.pdf

Le prix a été décerné, la semaine dernière, à la restauration de la crypte des mosaïques du site de l’ancien hôpital de l’Antiquaille porté par l’ECCLY. Bravo !
http://le-tout-lyon.fr/lyon-les-prix-citoyen-du-patrimoine-9069.html

Bienvenue à Jana Revedin !



La dizaine d’étudiants en Master 1, pilotée par Jana Revedin, professeur invitée à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, étudie donc actuellement les nouveaux usages d’un espace public de cœur de ville en prenant comme exemple la place Antonin Poncet.

Notre association est honorée de travailler avec Jana.

Née en 1965 à Constance, Allemagne, Jana est architecte diplômée du Politecnico de Milan et docteur en architecture de l’université IUAV de Venise habilitée à la direction de recherche. Professeur à l’École Spéciale d’Architecture de Paris et déléguée de l’UNESCO à la Commission d’éducation et de recherche de l’Union Internationale des Architectes, elle a enseigné à l’université IUAV de Venise et dans les universités Umea et Karlskrona en Suède.

De 2005 à 2012, elle a dirigé le concours étudiant européen d’architecture durable gau:di. En 2006, elle a créé le Global Award for Sustainable Architecture donnant vie à un collectif d’échange et d´expérimentation scientifique et professionnelle mondiale.

Sa théorie de « conception radicante » propose la transformation collective de la ville contemporaine à partir d’une morphologie « en œuvre ouverte », en intervenant selon des processus participatifs.

Elle est chevalière des arts et des lettres (2014).

Depuis 2006, Jana encadre de nombreux mémoires et thèses de doctorat menés par des étudiants de tous les continents, déclinés en trois domaines :

1. Pour le droit à la ville : civilité, convivialité et démocratie urbaine par le biais du développement et de l’émancipation civiques ;
2. Pour une ville ouverte et un bien commun : problèmes de droit à la ville des genres et des minorités, rapports entre l’émancipation des habitants et l’accès à l’énergie, aux mobilités et aux innovations structurelles et matérielles ;
3. Pour la qualité du lieu : prise en considération de la mémoire collective, des ressources matérielles, sensorielles et humaines, aspirations des habitants à la protection, au confort et à l’habitabilité.
Retrouvez davantage d’informations sur Jana Revedin en consultant son site :

www.revedin.com

Nouveaux usages, nouveau partage…


En ce début d’année, notre association a le plaisir d’annoncer un partenariat avec l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon et le Groupe La Poste.
Une dizaine d’étudiants en Master 1 étudieront les nouveaux usages d’un espace public de cœur de ville en prenant comme exemple la place Antonin Poncet.

Cette étude sera menée de février à la mi-juin. Elle comprendra une phase d’observation et d’entretiens des acteurs publics et privés concernés, une phase de réflexion et une phase de restitution des pistes d’adaptation identifiées. L’étude s’appuiera sur les composantes forgeant l’identité de la place, notamment son histoire, ses caractéristiques urbaines (disposition, perspectives dans la ville…), ses atouts architecturaux, ses ambiances singulières, sa capacité à accueillir des évènements artistiques. Rendez-vous donc fin juin pour connaître les résultats de cette étude !

Plus de 40 mètres de haut

Source : Le clocher de la Charité place Antonin Poncet – Ville de Lyon – 14/01/1991
Le clocher de l’église Notre-Dame de la Charité, que nous connaissons aujourd’hui, remplaça un « clocheton » démoli en 1647 pour cause d’instabilité. Ce clocher, situé sur le collatéral nord, réalisé en 1666 par le maître-maçon Jacques Abraham dit « La Liberté », est une tour de plan carré avec chaîne d’angle en bossage. Il est surmonté d’une haute lanterne de deux étages de forme octogonale et d’un dôme à huit pans en tuiles-écailles vernissées noires. Le dôme est lui-même surmonté d’un lanternon et d’une croix en cuivre réalisée par Alexandre Colbenschlag maître chaudronnier.

L’immeuble Thibière


Le premier immeuble situé au nord-ouest de la place Antonin Poncet a été réalisé d’après les plans de Robert de Cotte architecte royal de Louis XIV au début du 18e siècle. En 1793 cet immeuble est détruit par les révolutionnaires parisiens en même temps que d’autres immeubles situés sur la place Bellecour. Le 26 juin 1800, Napoléon pose la première pierre de la reconstruction de cet immeuble et des façades selon les nouveaux plans de Gabriel Thibière (1758-1822) corrigés par Pascal Gay (1775-1832).

L’immeuble, aujourd’hui connu sous le nom d’immeuble Thibière, a été réalisé entre les années 1806 et 1814. Il reprend le rythme et l’emprise au sol des immeubles de la place Bellecour mais il rejette les fenêtres cintrées et le grand fronton triangulaire caractérisant les façades à l’antique de Robert de Cotte. Il abrite aujourd’hui des bureaux, des appartements privés, le Café Français et tout récemment le Monop’ Bellecour. L’entrée de cet immeuble se fait par le 10 rue des Marronniers et le 19 place Bellecour.

Elévation Robert de Cotte

Toujours fleuri



Depuis maintenant 4 ans, Fanny et 4 autres restaurateurs de sculptures, tous diplômés de l’Institut National du Patrimoine, veillent au bouquet de l’artiste Jeong Hwa Choi. Ils entretiennent et restaurent la pierre, le bois, le plâtre, la résine, le métal, etc. des sculptures en extérieur appartenant à la Ville de Lyon.

Depuis la commande et la création de ce bouquet, l’objectif de l’artiste a été d’établir une liaison entre la place Antonin Poncet et l’embarcadère sur le Rhône. Objectif réussi ! Les piétons se sont réappropriés cet espace depuis l’implantation du bouquet. Rappelons qu’il a été installé sur cet emplacement en 2003 à l’occasion d’une Biennale d’Art Contemporain et que la ville l’a définitivement acquis et réinstallé en 2007.


Aujourd’hui, la pollution, la pluie, le soleil, le gel, etc. fragilisent le bouquet fait de métal et de résine. L’objectif de la restauration est de stabiliser ces dégradations et de faire face au vandalisme.

En 2014 et 2015, Fanny et son équipe ont sécurisé les fleurs, les ont toutes nettoyées et ont réorganisé le bouquet afin que les fleurs les plus faciles à voler soient positionnées en hauteur. En 2016, l’armature en métal a été traitée. Chaque année, ce sont aussi 4 ou 5 fleurs qui font l’objet d’un traitement et d’un nettoyage global. Grâce à ce travail méticuleux, espérons que le bouquet fleurisse encore longtemps sur la place…

En attendant, on se retrouve sur place le 19 juin prochain pour admirer la pose de 3 nouvelles fleurs !

La Poste se pare de nouvelles fenêtres…





Le projet de rénovation des fenêtres de La Poste a débuté voilà maintenant plus de deux ans. Il est piloté par Poste Immo filiale du Groupe La Poste. Après un relevé intégral des façades et des fenêtres du bâtiment et un appel d’offre, les travaux de remplacement ou de rénovation des ouvertures en acier ont débuté en octobre 2016. Les travaux avancent vite et devraient se terminer en juillet prochain. C’est au total plus de 200 fenêtres qui retrouveront leur jeunesse sans oublier la rénovation des persiennes et la pose de stores intérieurs. Le coloris noir sélectionné apporte une belle élégance à l’ensemble. Magnifique, non ?



Retrouvez le site de la Poste ici >>.

Que serait la place Antonin Poncet sans la pierre de Villebois ?

Les immeubles construits au nord de la place présentent tous des soubassements en pierre de Villebois et marquent ainsi la physionomie de la place. Cette pierre est un calcaire fin, assez compact, d’excellente qualité et de différentes nuances de gris. La pierre de Villebois a été massivement utilisée dans les constructions – en particulier religieuses – dans la grande région lyonnaise jusque vers les années 1960, date de la fin de l’exploitation des carrières de Villebois dans l’Ain. Sur la place, la pierre de Villebois se retrouve aussi à l’intérieur des immeubles notamment comme matériau de construction des escaliers. les-amis-de-la-place-antonin-poncet-pierre-de-villebois les-amis-de-la-place-antonin-poncet-pierre

Pour en savoir plus sur la pierre de Villebois, lisez l’article du Progrès ici >>.

Un bâtiment de 30000m2 !

les-amis-de-la-place-antonin-poncet-la-poste-cote-rhone La construction de l’Hôtel des Postes, au 10 de la place Antonin Poncet, remonte aux années trente (1934/1936) et marque la transition entre l’ancienne place de la Charité et l’actuelle place Antonin Poncet. C’est l’architecte Michel Roux-Spitz qui dirige la construction de ce bâtiment volontairement moderne pour l’époque avec une ossature en béton armé. On notera dans le hall d’accueil la grande peinture murale de 250m2 (54m de long) réalisée par le peintre et décorateur Louis Bouquet qui illustre le rayonnement international de Lyon. A noter aussi les bas-reliefs et les sculptures en haut-relief, qui racontent l’histoire de Lyon, réalisés par les sculpteurs et sculptrices Bardey, Salendre en collaboration avec Dulac et Renard. Aujourd’hui, le groupe La Poste a établi dans ce bâtiment sa direction régionale avec laquelle les Amis de la place Antonin Poncet ont signé tout naturellement une convention de mécénat. Le site internet du Groupe La Poste est disponible ici >>. Le Groupe La Poste La poste
Carte postale des Archives municipales de Lyon
Carte postale Archives de Lyon – 4FI_1042 : Inauguration de l’Hôtel des Postes de Lyon, 17 juillet 1938
Le groupe La Poste photo par commons.wikipedia.org
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