L’immeuble Thibière



Le premier immeuble situé au nord-ouest de la place Antonin Poncet a été réalisé d’après les plans de Robert de Cotte architecte royal de Louis XIV au début du 18e siècle.
En 1793 cet immeuble est détruit par les révolutionnaires parisiens en même temps que d’autres immeubles situés sur la place Bellecour. Le 26 juin 1800, Napoléon pose la première pierre de la reconstruction de cet immeuble et des façades selon les nouveaux plans de Gabriel Thibière (1758-1822) corrigés par Pascal Gay (1775-1832).

L’immeuble, aujourd’hui connu sous le nom d’immeuble Thibière, a été réalisé entre les années 1806 et 1814. Il reprend le rythme et l’emprise au sol des immeubles de la place Bellecour mais il rejette les fenêtres cintrées et le grand fronton triangulaire caractérisant les façades à l’antique de Robert de Cotte. Il abrite aujourd’hui des bureaux, des appartements privés, le Café Français et tout récemment le Monop’ Bellecour. L’entrée de cet immeuble se fait par le 10 rue des Marronniers et le 19 place Bellecour.


Elévation Robert de Cotte

Toujours fleuri






Depuis maintenant 4 ans, Fanny et 4 autres restaurateurs de sculptures, tous diplômés de l’Institut National du Patrimoine, veillent au bouquet de l’artiste Jeong Hwa Choi. Ils entretiennent et restaurent la pierre, le bois, le plâtre, la résine, le métal, etc. des sculptures en extérieur appartenant à la Ville de Lyon.




Depuis la commande et la création de ce bouquet, l’objectif de l’artiste a été d’établir une liaison entre la place Antonin Poncet et l’embarcadère sur le Rhône. Objectif réussi ! Les piétons se sont réappropriés cet espace depuis l’implantation du bouquet. Rappelons qu’il a été installé sur cet emplacement en 2003 à l’occasion d’une Biennale d’Art Contemporain et que la ville l’a définitivement acquis et réinstallé en 2007.







Aujourd’hui, la pollution, la pluie, le soleil, le gel, etc. fragilisent le bouquet fait de métal et de résine. L’objectif de la restauration est de stabiliser ces dégradations et de faire face au vandalisme.




En 2014 et 2015, Fanny et son équipe ont sécurisé les fleurs, les ont toutes nettoyées et ont réorganisé le bouquet afin que les fleurs les plus faciles à voler soient positionnées en hauteur. En 2016, l’armature en métal a été traitée. Chaque année, ce sont aussi 4 ou 5 fleurs qui font l’objet d’un traitement et d’un nettoyage global. Grâce à ce travail méticuleux, espérons que le bouquet fleurisse encore longtemps sur la place…




En attendant, on se retrouve sur place le 19 juin prochain pour admirer la pose de 3 nouvelles fleurs !



Une nouvelle Étoile pour Tribune de Lyon

Tribune de Lyon, membre et soutien actif de notre association, vient d’obtenir, pour la deuxième année consécutive, une Étoile décernée par l’ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, ex-OJD). Ce trophée récompense l’une des plus fortes croissances des ventes de presse en France. Il distingue le travail et l’implication de toute une équipe composée de 25 personnes. Il met en lumière un record de progression des ventes de plus de 15 % par an, en moyenne, au cours des cinq dernières années.

Bravo à François Sapy et toute son équipe !

Nous sommes fiers que Tribune de Lyon ait choisi la place Antonin Poncet pour accueillir ses bureaux !

www.tribunedelyon.fr

le 13 mai 2017 au matin

Nous sommes fiers d’avoir cette année encore montré l’exemple et donner un coup d’éclat à notre place.
Merci à tous nos partenaires (Amarylice, Gourmix, les Restaurants & Brasseries de Lyon®Bocuse/la Brasserie Le Sud, le Sofitel Bellecour, Tribune de Lyon), nos membres et aux services de la ville. Le service de nettoiement du Grand Lyon nous a prêté outils et petit matériel et a collecté l’ensemble des déchets ramassés très vite en début d’après-midi.
On renouvelle et on se retrouve l’an prochain !

Silence, on tourne…

Interviews des passants, beau temps, remerciements des gestes citoyens, cadeaux des commerçants et des restaurants, sourires, bonne humeur,… des conditions idéales pour le tournage d’une vidéo sur la place Antonin Poncet. Son montage est en cours. On se retrouve dans deux semaines pour la découvrir !

Bravo LPA !

LPA nous démontre de nouveau que ses parcs de stationnement incarnent l’Art dans la Ville. L’exposition au Parc République est à découvrir ! Pour LPA, la mobilité est un art qui, pour évoluer et répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, exige d’être travaillé, contesté, repensé, partagé, et ouvert sur le monde. En créant de façon pérenne La Place de l’Art au Parc République, lieu d’accueil d’événements artistiques et culturels, LPA souhaite faire de ses parkings des lieux différents en les ouvrant à d’autres usages, en créant la surprise, pour devenir des espaces publics, des portes d’entrée de la ville, des lieux de visite et de partage.
Notre association est ravie de compter sur le soutien de LPA. Ensemble, nous travaillons sur la prochaine exposition qui sera accrochée sur la place Antonin Poncet à l’automne.

www.lpa.fr

Le Progrès est né à l’Hôpital de la Charité…



Le quotidien Le Progrès a vu le jour en 1859.


Le premier numéro sous le titre: « Le Progrès, journal de Lyon, politique quotidien » paraît le 12 décembre 1859 dans les ateliers de l’imprimerie Chanoine située dans les sous-sols de la maternité de l’hôpital de la Charité, là où se trouve aujourd’hui l’Hôtel des Postes de Lyon (18 place de la Charité).


Il a été créé par le Journal de Saône et Loire. Le premier numéro du journal de Jean-François Chanoine a été composé à la main et tiré à mille exemplaires. Il comprend quatre pages grand format tiré à plat et il est vendu 15 centimes.




« Un nouveau journal doit être un journal nouveau. Le Progrès se propose en premier lieu de donner à ses lecteurs un ensemble d’études exactes, de renseignements positifs (…), qui à Lyon et les départements voisins, en France et à l’étranger, méritent l’examen d’un esprit sérieux. » (Editorial du 12 décembre 1859)




Le Progrès se veut un journal opposé au régime impérial, mais le tirage ne dépassera jamais 5000 exemplaires du temps de son fondateur. Jean-François Chanoine a fondé « Le Progrès » avec Jean Beyssac, Béraud et Frédéric Morin qui sera le principal rédacteur du journal. Par la suite Jean-François Chanoine sera l’unique propriétaire du journal.




Le 30 novembre 1863 et 4 juin 1864 le journal, qui est classé comme journal d’opposition républicaine, est suspendu par la censure impériale.




Le 20 octobre 1864 Jean-François Chanoine décède et le journal sera exploité par Antoinette Galley, sa veuve.




A la mort de la veuve Chanoine, en 1880, le journal et l’imprimerie sont rachetés par un parisien, Léon Delaroche. Ce dernier investit sur les premières rotatives Marinoni et baisse le prix du numéro à cinq centimes. Grâce à des éditions géographiques et au développement de la « réclame », le tirage atteindra vers 1882 les 75.000 exemplaire et vers 1903 les 100.000 exemplaires par jour. Le journal a des positions politiques de tendance radicale.




En décembre 1890, Delaroche propose un Progrès illustré où la couleur fait son apparition en 1899. Cette édition sera publiée jusqu’en septembre 1905. Au moment de sa sortie c’est le premier journal avec des gravures diffusé à Lyon.


En 1896, le journal quitte la place de la Charité pour installer son siège dans un ancien théâtre, au 85 rue de la République (Rue Impériale à cette époque), dans un immeuble gardé par deux cariatides. Aujourd’hui, ce bâtiment est occupé par la Fnac « Lyon République ».




Le 11 novembre 1897, Léon Delaroche meurt, sa femme assure la succession jusqu’en 1903. Henri et Léon Delaroche, neveux de ces derniers, prennent ensuite la succession de l’affaire.


Alors qu’on parle très sérieusement à Lyon de la construction d’un « Hôtel des Postes », dont on aurait souhaité l’installation dans les locaux libérés de l’Hôtel-Dieu, les journaux de la ville vont être l’objet d’une campagne de presse assez tapageuse, qui va opposer en 1907 les partisans de la destruction, soutenus par Le Progrès, journal du pouvoir local, et ceux de la conservation, soutenus par Le Nouvelliste.




En 1910, Le Progrès tire à 200 000 exemplaires.