Plus de 40 mètres de haut

Source : Le clocher de la Charité place Antonin Poncet – Ville de Lyon – 14/01/1991
Le clocher de l’église Notre-Dame de la Charité, que nous connaissons aujourd’hui, remplaça un « clocheton » démoli en 1647 pour cause d’instabilité. Ce clocher, situé sur le collatéral nord, réalisé en 1666 par le maître-maçon Jacques Abraham dit « La Liberté », est une tour de plan carré avec chaîne d’angle en bossage. Il est surmonté d’une haute lanterne de deux étages de forme octogonale et d’un dôme à huit pans en tuiles-écailles vernissées noires. Le dôme est lui-même surmonté d’un lanternon et d’une croix en cuivre réalisée par Alexandre Colbenschlag maître chaudronnier.

L’immeuble Thibière


Le premier immeuble situé au nord-ouest de la place Antonin Poncet a été réalisé d’après les plans de Robert de Cotte architecte royal de Louis XIV au début du 18e siècle. En 1793 cet immeuble est détruit par les révolutionnaires parisiens en même temps que d’autres immeubles situés sur la place Bellecour. Le 26 juin 1800, Napoléon pose la première pierre de la reconstruction de cet immeuble et des façades selon les nouveaux plans de Gabriel Thibière (1758-1822) corrigés par Pascal Gay (1775-1832).

L’immeuble, aujourd’hui connu sous le nom d’immeuble Thibière, a été réalisé entre les années 1806 et 1814. Il reprend le rythme et l’emprise au sol des immeubles de la place Bellecour mais il rejette les fenêtres cintrées et le grand fronton triangulaire caractérisant les façades à l’antique de Robert de Cotte. Il abrite aujourd’hui des bureaux, des appartements privés, le Café Français et tout récemment le Monop’ Bellecour. L’entrée de cet immeuble se fait par le 10 rue des Marronniers et le 19 place Bellecour.

Elévation Robert de Cotte

Toujours fleuri



Depuis maintenant 4 ans, Fanny et 4 autres restaurateurs de sculptures, tous diplômés de l’Institut National du Patrimoine, veillent au bouquet de l’artiste Jeong Hwa Choi. Ils entretiennent et restaurent la pierre, le bois, le plâtre, la résine, le métal, etc. des sculptures en extérieur appartenant à la Ville de Lyon.

Depuis la commande et la création de ce bouquet, l’objectif de l’artiste a été d’établir une liaison entre la place Antonin Poncet et l’embarcadère sur le Rhône. Objectif réussi ! Les piétons se sont réappropriés cet espace depuis l’implantation du bouquet. Rappelons qu’il a été installé sur cet emplacement en 2003 à l’occasion d’une Biennale d’Art Contemporain et que la ville l’a définitivement acquis et réinstallé en 2007.


Aujourd’hui, la pollution, la pluie, le soleil, le gel, etc. fragilisent le bouquet fait de métal et de résine. L’objectif de la restauration est de stabiliser ces dégradations et de faire face au vandalisme.

En 2014 et 2015, Fanny et son équipe ont sécurisé les fleurs, les ont toutes nettoyées et ont réorganisé le bouquet afin que les fleurs les plus faciles à voler soient positionnées en hauteur. En 2016, l’armature en métal a été traitée. Chaque année, ce sont aussi 4 ou 5 fleurs qui font l’objet d’un traitement et d’un nettoyage global. Grâce à ce travail méticuleux, espérons que le bouquet fleurisse encore longtemps sur la place…

En attendant, on se retrouve sur place le 19 juin prochain pour admirer la pose de 3 nouvelles fleurs !

La Poste se pare de nouvelles fenêtres…





Le projet de rénovation des fenêtres de La Poste a débuté voilà maintenant plus de deux ans. Il est piloté par Poste Immo filiale du Groupe La Poste. Après un relevé intégral des façades et des fenêtres du bâtiment et un appel d’offre, les travaux de remplacement ou de rénovation des ouvertures en acier ont débuté en octobre 2016. Les travaux avancent vite et devraient se terminer en juillet prochain. C’est au total plus de 200 fenêtres qui retrouveront leur jeunesse sans oublier la rénovation des persiennes et la pose de stores intérieurs. Le coloris noir sélectionné apporte une belle élégance à l’ensemble. Magnifique, non ?



Retrouvez le site de la Poste ici >>.

Que serait la place Antonin Poncet sans la pierre de Villebois ?

Les immeubles construits au nord de la place présentent tous des soubassements en pierre de Villebois et marquent ainsi la physionomie de la place. Cette pierre est un calcaire fin, assez compact, d’excellente qualité et de différentes nuances de gris. La pierre de Villebois a été massivement utilisée dans les constructions – en particulier religieuses – dans la grande région lyonnaise jusque vers les années 1960, date de la fin de l’exploitation des carrières de Villebois dans l’Ain. Sur la place, la pierre de Villebois se retrouve aussi à l’intérieur des immeubles notamment comme matériau de construction des escaliers. les-amis-de-la-place-antonin-poncet-pierre-de-villebois les-amis-de-la-place-antonin-poncet-pierre

Pour en savoir plus sur la pierre de Villebois, lisez l’article du Progrès ici >>.

Un bâtiment de 30000m2 !

les-amis-de-la-place-antonin-poncet-la-poste-cote-rhone La construction de l’Hôtel des Postes, au 10 de la place Antonin Poncet, remonte aux années trente (1934/1936) et marque la transition entre l’ancienne place de la Charité et l’actuelle place Antonin Poncet. C’est l’architecte Michel Roux-Spitz qui dirige la construction de ce bâtiment volontairement moderne pour l’époque avec une ossature en béton armé. On notera dans le hall d’accueil la grande peinture murale de 250m2 (54m de long) réalisée par le peintre et décorateur Louis Bouquet qui illustre le rayonnement international de Lyon. A noter aussi les bas-reliefs et les sculptures en haut-relief, qui racontent l’histoire de Lyon, réalisés par les sculpteurs et sculptrices Bardey, Salendre en collaboration avec Dulac et Renard. Aujourd’hui, le groupe La Poste a établi dans ce bâtiment sa direction régionale avec laquelle les Amis de la place Antonin Poncet ont signé tout naturellement une convention de mécénat. Le site internet du Groupe La Poste est disponible ici >>. Le Groupe La Poste La poste
Carte postale des Archives municipales de Lyon
Carte postale Archives de Lyon – 4FI_1042 : Inauguration de l’Hôtel des Postes de Lyon, 17 juillet 1938
Le groupe La Poste photo par commons.wikipedia.org
De nos jours
 

Côté Rhône, place aux fleurs…

singapore_biennalle_2 Le bouquet « Flower Tree » aux 85 fleurs, réalisé par l’artiste coréen Jeong Hwa Choi, a été exposé place Antonin Poncet lors de la biennale d’Art Contemporain de 2003. A l’issue de son parcours d’œuvre d’art au fil des expositions, les Lyonnais le regrettant, la ville de Lyon décide de l’acquérir en juillet 2006. Il est réinstallé sur la place lors de la biennale 2007. Ce bouquet fait aujourd’hui partie des éléments architecturaux structurant de la place. Il risque pourtant toujours d’être déplacé, l’architecte des Bâtiments de France ayant déclaré qu’il gênait la perspective depuis le quai… Quatre fleurs sont actuellement en cours de restauration. Flower tree Retrouvez plus d’informations sur le Flower Tree ici >> .

Le saviez-vous ?

L’ensemble d’immeubles, scandé de pilastres colossaux d’ordre ionique, au nord de la place Antonin Poncet a été réalisé par l’architecte Joseph-François Desarnod dans les années 1770. Il s’est agi alors de construire des maisons spéculatives pour le compte de M. Aimé-Julien Rigod de Terrebasse. Cette période de l’architecture lyonnaise consacre ainsi le modèle de l’hôtel sur rue, disposant du confort des demeures aristocratiques mais présentant l’aspect extérieur d’un immeuble d’habitation. Retrouvez la gravure de Desarnod en cliquant ici >> . Façade aujourd’hui: les-amis-de-la-place-antonin-poncet-facade-aujourdhui

Perspective…

Perspective Quelle plus belle perspective sur Lyon que celle que l’on peut admirer place Antonin Poncet ? Depuis l’embarcadère sur le Rhône, via le bouquet « Flower Tree » de l’artiste coréen Jeong Hwa Choi, le monument en mémoire du génocide arménien, le clocher de la Charité, la place s’ouvre sur la Basilique de Fourvière… Magnifique, non ? L’association des Amis de la place Antonin Poncet entend préserver cette beauté patrimoniale et architecturale selon les directives de l’UDAP. Retrouvez plus d’informations sur l’UDAP ici >> .