Découvrez le numéro 2 de la Collection place Antonin Poncet


Le Collectif Histoire de notre association a travaillé toute l’année sur l’histoire de l’Hôpital de la Charité et est heureux de vous présenter ce nouveau recueil historique.
Il présente, en 5 cahiers, l’histoire de l’Hôpital de la Charité de Lyon de 1531 à 1935. Cet hôpital a marqué pendant et pour des siècles l’histoire de la presqu’île et sa destruction a donné naissance à la place Antonin Poncet dans son périmètre que nous connaissons aujourd’hui. Son clocher, sauvé lors de la destruction de 1935, reste un vestige emblématique du monde de la santé et de l’entraide cher aux Lyonnais.
Vous souhaitez recevoir ce recueil ?
Il vous suffit de nous contacter à l’adresse suivante : info@placeAntoninPoncet.fr.

Pensez à Poncet


Quand on pense à Antonin Poncet, on pense à la place. Mais qui était Antonin Poncet ?
C’était un lyonnais, qui comme beaucoup d’entre nous a adopté cette ville en venant y faire ses études. Ville qu’il dut d’ailleurs assez rapidement quitter pour servir dans le corps des ambulanciers lorsque se déclara la guerre franco-allemande de 1870.

De retour à Lyon, il occupa un poste d’interne à l’hôpital de la Charité qui se trouvait à l’emplacement de la place qui porte aujourd’hui son nom : la place Antonin Poncet. Il y fit de nombreuses découvertes qui établirent sa réputation, et il devint Chirurgien-Major de l’Hôtel-Dieu de Lyon.


Ainsi, au delà de la place, Antonin Poncet est aussi un point de repère lyonnais, autant humain qu’historique.

Rendez-vous sur notre site pour en savoir plus.
https://www.placeantoninponcet.fr/

Jean-Jacques Beauvarlet dit Charpentier organiste de l’Hôpital de la Charité de 1763 à 1771

Jean-Jacques Beauvarlet dit Charpentier (1734-1794)
Portrait par Simon Charles Miger d’après Charles-Nicolas Cochin
Bibliothèque Nationale de France


En 1748, facteur d’orgue et de clavecin, et également organiste, son père Jean-Baptiste Beauvarlet dit Charpentier, est organiste de l’Hôpital de la Charité.

En 1761, Jean-Jacques devient l’organiste du Concert de l’Académie des Beaux-Arts de Lyon où il acquiert sa réputation de virtuose, et succède à son père, décédé en 1763, à l’orgue de l’Hôpital de la Charité,

De passage à Lyon, de mars à mai 1771, Jean-Jacques Rousseau fit la connaissance de Jean-Jacques Beauvarlet dit Charpentier qui jouissait alors « d’une grande célébrité dans la seconde capitale de la France ». On raconte qu’un jour, ayant, comme à son ordinaire, électrisé son pieux auditoire, un de ses admirateurs, qui se trouvait placé près de Jean-Jacques Rousseau, se tournant du côté du grand écrivain, lui demanda ce qu’il pensait de l’organiste. « Ce que je pense, répondit Jean-Jacques Rousseau, c’est qu’il a trop de talent pour qu’il vous reste ». Effectivement, peu de temps après, Beauvarlet dit Charpentier quitta Lyon pour la capitale où l’archevêque de Lyon, Antoine de Malvin de Montazet, membre de l’Académie Française, s’était engagé à lui procurer une place avantageuse.

Il fut rapidement considéré, à Paris, comme l’un des meilleurs organistes français. En 1790, il cumulait trois tribunes majeures, à l’abbaye royale de Saint-Victor-des-Champs, à la paroisse Saint-Paul et à la cathédrale Notre-Dame de 1783 jusqu’en 1793, à la suppression des cultes.

Son départ forcé de Saint-Paul et de Saint-Victor, et la destruction des orgues lui causèrent un chagrin extrêmement profond et sa santé déclina rapidement. Il mourut à Paris, le 6 mai 1794.

Compositeur talentueux, il fut l’auteur de nombreuses œuvres, et notamment, d’un Journal d’orgue à l’usage des paroisses et des communautés religieuses (1784-1785), qui connut un beau succès.


Avant et après


Découvrir, aimer, respecter, entretenir ma ville… pour en profiter davantage !
Les usagers de la place acquiescent !
La place Antonin Poncet est plus agréable que par le passé quand les voitures y circulaient et s’y garaient. Alors continuons à veiller sur elle !

Lien vidéo: Les Amis de la place Antonin Poncet : Avant les pelouses… et Les Amis de la place Antonin Poncet : Avant les pelouses – Vidéo avec sous-titres

En savoir plus sur Antonin Poncet…


Source Archives de Lyon – 3C390 : Antonin Poncet

Antonin Poncet (1849-1913) eut une carrière considérable.
Né en 1849 à Saint-Trivier-sur-Moignans (Ain), il devint Docteur en médecine en novembre 1876, et se présenta en 1876 au concours de chirurgien-major de la Charité, mais ne fut pas retenu. Par contre le 30 juin 1879, il fut reçu au concours de chirurgien-major de l’Hôtel-Dieu, à l’âge de trente ans. Nommé agrégé de chirurgie au premier concours de la nouvelle Faculté de Lyon en 1878, il fut chirurgien-major l’année suivante, avant d’être nommé professeur de clinique chirurgicale.

Il fut le chef de file des vulgarisateurs de l’aseptie et, après un voyage chez Joseph Lister en 1881, fut convaincu par ses idées, et sut faire comprendre à l’Administration la nécessité d’une salle d’opération moderne, qu’il put utiliser dès 1889 : sol en ciment, pas d’angle mort, pas de placards, mais des étagères en verre et des meubles en métal. Le modèle du genre.

Il fut mis en vedette lors de l’attentat contre le Président Sadi Carnot, le 24 juin 1894, où avec l’aide de Louis-Léopold Ollier, il tenta sans anesthésie une laparotomie avec tamponnement ; cette opération rapide ne put pourtant venir à bout d’une lésion comportant une plaie de la branche droite de la veine porte. Il succéda à Léon Tripier comme professeur de médecine opératoire et de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Lyon, et vulgarisa la méthode antiseptique. Poncet fut un important chef d’école, maître de René Leriche, perfectionnant particulièrement la chirurgie du corps thyroïde, de l’hypertrophie prostatique (cystotomie suspubienne en 1888), et du rétrécissement de l’urètre (urètrostomie périnéale). Il couronna son œuvre scientifique par l’identification du rhumatisme tuberculeux, qui suscita bien des oppositions, mais fut finalement reconnu comme une entité.

Nombreux sont ceux de ses assistants qui menèrent de brillantes carrières : Alexis Carrel, René Leriche, Léon Bérard, Xavier Delore, Louis Dor…

Il décéda subitement, le 15 septembre 1913, à Culoz dans la maison qu’il avait fait restaurer et dont sa femme, Louise Tendret, avait hérité en 1895 de Lucien Tendret, son père, avocat à Belley.

Lien video : Connaissez-vous Antonin Poncet ? et Connaisez-vous Antonin Poncet ? Vidéo avec sous-titres

Construction de l’Hôtel des Postes, Télégraphes et Téléphonies de Lyon


L’hôpital de la Charité est désaffecté en 1933 et démolit en 1934 à l’exception du clocher. Alors commence la construction de l’Hôtel des Postes, Télégraphes et Téléphonies de Lyon qui se termine en 1938. Cet édifice est inauguré le 17 juillet de cette même année et abrite toujours un bureau de poste et la délégation régionale Auvergne Rhône Alpes du Groupe La Poste.
Retrouvez davantage de photos relatives à cette construction sur le site de la Bibliothèque Municipale de Lyon disponible ici >>.



Quand la place Antonin Poncet accueillait un parking en plein air


Les anciennes cartes postales représentent un visage très différent de la place.



La place fut régulièrement en chantier au cours des années 1980 en raison de la percée en son sous-sol de deux lignes de métros. La réalisation d’un parking souterrain a permis de libérer sa surface. En 1990, un projet d’aménagement est formulé par la Communauté urbaine et débouche sur de longues discussions entre les collectivités locales et les riverains. Il est décidé de réaliser trois pelouses surélevées, entourées d’allées de sable rouge et de marronniers. Une fontaine de 33 jets d’eau est installée à l’est du plateau, et surplombe un escalier qui permet aux promeneurs de descendre au bord du fleuve. La transition avec la place Bellecour est assurée par un espace sur lequel se dresse le clocher de la Charité. La maîtrise d’œuvre de l’opération est assurée par l’architecte-paysagiste Michel Bourne. La réception des travaux a lieu en 1992 et l’inauguration le 3 juin 1993.

Découverte des archives du Musée Gadagne





Notre Collectif Histoire s’est retrouvé hier au musée Gadagne.

Le centre de documentation conserve un fonds documentaire sur l’histoire de Lyon du Moyen Âge au 20ème siècle. Les documentalistes avaient sorti pour nous une dizaine d’ouvrages et les photographies relatives à l’Hôpital de la Charité. La majorité des images conservées porte sur la démolition de l’hôpital qui a débuté en septembre 1934.

Ces ressources enrichissent incontestablement nos recherches. N’hésitez pas à rejoindre notre Collectif et à écrire à Michel : histoire@placeAntoninPoncet.fr

Prochain RV aux Archives Municipales !
Retrouvez plus d’informations sur le centre de documentation du musée Gadagne ici >>.




L’hôpital de la Charité en 5 chapitres

Notre « Collectif Histoire » s’est réuni le 23 janvier dernier et a pris la décision de traiter l’histoire de l’hôpital de la Charité en 5 volets :

– Les dons et ressources financières / l’entraide ;
– L’édifice et ses plans ;
– Les populations accueillies avec une description des costumes ;
– Les soins et les équipes qui les dispensent (accueil, traitement des épidémies, médecine, chirurgie, etc.) ;
– La destruction de l’hôpital.

Notre objectif est de publier, en 250 exemplaires, ce nouveau cahier (N° 2 de la Collection place Antonin Poncet) à l’automne. Il sera largement illustré et témoignera de l’attractivité et de la richesse historique de notre place.

Prochain rendez-vous au Musée Gadagne pour découvrir le fonds des illustrations et photographies relatives à l’hôpital de la Charité que détient ce musée. Pour plus d’informations, merci d’adresser un email à Michel : histoire@placeAntoninPoncet.fr.

Nous vous rappelons que le N°1 de la Collection place Antonin Poncet « Découverte d’une place emblématique de la ville » est toujours disponible. Pour l’obtenir, il suffit d’adresser votre demande à : lesamis@placeAntoninPoncet.fr.

Découvrez l’histoire du Mémorial Lyonnais du Génocide des Arméniens

les-amis-de-la-place-antonin-poncet-memorial-nov25 Nous vous invitons à consulter le site internet ici >> qui présente et explique le projet de ce monument emblématique dans ses composantes artistiques, urbanistiques et symboliques. Ce Mémorial occupe la partie ouest de la place Antonin Poncet au pied du clocher de la Charité depuis 2006. Il a été conçu notamment par l’architecte Léonardo Basmadyian et la paysagiste Anne Perrot. Bonne découverte !